L’Afrique du Sud fait du vin depuis 1659, quand on a pressé les premiers raisins au Cap, et l’industrie d’aujourd’hui a été façonnée par deux forces : les huguenots français qui ont apporté leur savoir-faire à Franschhoek, et la fin de l’apartheid en 1994, qui a rouvert les marchés du monde et déclenché une révolution de qualité. Le résultat est un pays de vin qui joue largement au-dessus de sa taille, avec des domaines à une petite heure du Cap et un héritage qui va d’une ferme de 1685 à une jeune maison du Swartland.
Cette page donne la vue d’ensemble, pas un seul bourg. Le coeur historique, ce sont les Cape Winelands, le trio Stellenbosch, Franschhoek et Paarl, avec Constantia nichée dans Le Cap même et des régions plus fraîches comme Walker Bay, Robertson, le Swartland et Elgin qui s’étendent au-delà. Deux cépages méritent d’être connus avant d’arriver : le Pinotage, un croisement sud-africain de 1925 qui n’existe nulle part ailleurs, et le Chenin Blanc, le cépage le plus planté du pays et discrètement son blanc au meilleur rapport qualité-prix. Ajoutez l’effervescent local, la Méthode Cap Classique, et le système Wine of Origin qui certifie l’origine de chaque bouteille, et vous tenez la forme du lieu. Nos guides de Stellenbosch, de Franschhoek et du Wine Tram détaillent les bourgs et la logistique.
La seule décision qui dessine une journée de vin, c’est la manière de circuler, car dégustation et conduite ne font pas bon ménage. Le Franschhoek Wine Tram est la façon conviviale et sobre de passer d’un domaine à l’autre, une visite privée avec chauffeur vous donne le champ libre dans la région, et une visite en groupe depuis Le Cap est la formule clés en main la moins chère. La voiture ne marche qu’avec un conducteur désigné, ce qui gâche un peu la journée. Choisissez trois ou quatre domaines plutôt que huit, réservez un long déjeuner au milieu, et venez pendant les vendanges de février à avril si vous le pouvez, quand les chais tournent et que la vigne croule.