Satara, c’est là qu’on va dans le Kruger pour les félins. Le camp se trouve sur les plaines centrales ouvertes, une bande de prairie nourricière qui alimente d’immenses troupeaux de zèbres, gnous et buffles, et là où vont les herbivores, les prédateurs suivent. Le résultat : le pays le plus dense en lions et guépards du parc, et un camp si associé au son des rugissements après la tombée de la nuit que les habitués organisent leurs voyages autour. Ce n’est pas le Kruger spectaculaire des rivières et des falaises. C’est plat, ouvert, et tout entier tourné vers la chasse.
Les sorties sont l’essentiel. La piste de gravier S100, qui court vers l’est le long de la rivière N’wanetsi, a une réputation quasi légendaire pour ses lions, souvent des bandes entières étalées dans l’herbe, et le terrain ouvert convient au guépard, qui a besoin d’espace pour courir. Les pistes goudronnées et de gravier autour relient les troupeaux dont les félins dépendent : le moyen de trouver les prédateurs est donc de trouver d’abord les herbivores, puis de ralentir. Sur ces plaines ouvertes, vous pouvez aussi lire le ciel : des vautours qui tournent signalent une proie, et une proie signifie souvent des lions. Cela récompense la patience et une allure lente plutôt que la distance parcourue.
Réglez vos attentes sur ce qu’est Satara. Venez pour les prédateurs et les grands troupeaux plutôt que pour les vues de rivière, roulez sur la S100 aux premières lueurs quand les bandes sont encore dehors, et prenez un safari de nuit guidé pour être au milieu des rugissements au lieu de rester derrière la clôture. Géographiquement, il se trouve à mi-parcours du parc, entre les camps de rivière du sud et le spectaculaire Olifants au nord, ce qui fait de quelques nuits ici l’étape médiane naturelle d’un long séjour au Kruger.